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Des programmes de développement de l’horticulture en Namibie et en Tanzanie

28 août 2009

Des rapports de presse indiquent qu’un programme namibien promouvant la production de certains produits agricoles à destination du marché local s’est soldé par un franc succès. La production locale satisfait à présent « à 30 % de la demande locale en produits frais ». Une étude de 2008 effectuée par PricewaterhouseCooper’s sous les auspices du Conseil agronomique de Namibie « est arrivée à la conclusion que la production locale maximale possible pourrait satisfaire à 60 % de la demande locale ».

Au même moment, un programme de 2 millions d’euros a été lancé en Tanzanie pour promouvoir l’exportation des produits des petits cultivateurs de fruits pratiquant une agriculture de subsistance. L’objectif d’un tel programme est d’établir l’infrastructure nécessaire pour aider les petits exploitants à se conformer à des exigences d’exportation strictes. Plus de 600 agriculteurs de la région côtière, de Zanzibar et de Tabora devraient bénéficier de ce programme. Depuis le milieu des années 90, l’horticulture et la floriculture ont constitué les principales exportations non traditionnelles en Tanzanie.

Commentaire éditorial

Ce programme namibien, aujourd’hui couronné de succès, ciblant uniquement les marchés dans lesquels les produits peuvent être produits dans des conditions commerciales viables, serait confronté à de graves difficultés si les dispositions des APE intérimaires actuels qui exigent l’abolition immédiate des licences d’importation dès l’entrée en vigueur de l’APE intérimaire, venaient à être appliquées. Bien que le succès du programme namibien repose sur la promotion du dialogue au sein de secteur industriel et la création de bases de données informatiques de l’offre et de la demande locales afin de relier efficacement les producteurs aux marchés, il est étayé par un système d’octroi de licences d’importation de produits horticoles spécifiques qui permet la suspension des licences si les entreprises ne parviennent pas à atteindre les objectifs d’approvisionnement sans raison valable. Bien que la suspension des licences d’importation n’ait lieu que très rarement, elle constitue un puissant incitant à un dialogue efficace tout le long de la chaîne d’approvisionnement.

L’importance du système des licences d’importation a été reconnue lors de la consultation de Swakopmund qui s’est tenue en mars 2009 et a permis de dégager un accord sur un texte de compromis sur l’utilisation des licences d’importation. Cependant, la non inclusion de cette disposition révisée dans le texte final de l’accord à signer a soulevé des questions quant à la survie de ce système une fois l’APE entré en vigueur. Par conséquent, ce qui pourrait sembler, d’un certain point de vue, n’être qu’un imbroglio juridique, pourrait en réalité avoir des répercussions importantes sur un programme de développement dynamique du secteur qui contribue significativement à l’allègement de la pauvreté et au développement rural en Namibie.

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