CTA
Petite police
Polic moyenne
Grande police
English |
Passer à l'anglais
Français
Passer au français
Filtrer par Questions agricoles
Produits de base
Régions
Type de publication
Filtrer par date

Rapport à la une : Développements régionaux dans les secteurs sucriers ACP

13 décembre 2011

1. Introduction

Bien que les prix élevés du marché mondial aient dans une certaine mesure amorti l’impact financier des réductions du prix garanti de l’UE pour les exportations de sucre ACP, les prix de l’UE pour les importations de sucre étaient en novembre 2010 encore de 23 % inférieurs à ceux en vigueur en novembre 2007 en dollars américains (la comparaison pertinente lorsqu’on compare les cours européens et les cours mondiaux). Toutefois, puisqu’un accès en franchise de droits et de contingents a été introduit parallèlement aux réductions de prix, tous les fournisseurs ACP n’ont pas été affectés de la même manière par le processus de réforme. Les impacts varient non seulement de région à région mais aussi entre les pays au sein des différentes régions.

Malgré cela, il est possible de tirer certaines conclusions générales. Une partie des exportateurs de sucre ACP tente depuis 2009 de réduire les exportations de sucre vers l’UE afin de tirer profit des marchés régionaux et mondiaux mieux cotés. Cette décision a engendré de faibles niveaux d’approvisionnement de sucre ACP vers le marché de l’UE au cours de la saison passée (1,45 million de tonnes, comparé à un plafond de sauvegarde de 3,5 millions de tonnes). Toutefois, cela ne devrait être qu’un phénomène temporaire, puisque les hausses escomptées de la production et le relâchement des prix mondiaux devraient rétablir la croissance des exportations de sucre ACP vers le marché de l’UE. Ceci peut avoir des implications politiques importantes lorsqu’il s’agit de déterminer le traitement du sucre au titre des accords bilatéraux de zone de libre-échange (ZLE), du cycle de Doha de l’OMC et du cycle 2013 de réformes de la PAC.

2.       Développements dans la région d’Afrique orientale et australe

Depuis l’introduction de l’accès en franchise de droits et de contingents au titre de l’initiative Tout sauf les armes en 2001, les pays les moins avancés (PMA) en Afrique orientale et australe ont connu un boom des investissements dans la production de sucre (voir Rapport à la une Agritrade «  Perspectives régionales sur les relations changeantes ACP-UE dans le sec... », mai 2010). Après l’octroi d’un accès en franchise de droits et de contingents similaire pour le sucre au titre des Accords de partenariat économique intérimaires (APEI), celui-ci a été élargi aux pays non PMA, notamment le Swaziland et le Zimbabwe.

Ce boom des investissements a été largement dirigé par les sucreries basées en Afrique du Sud (Illovo et Tongaat Hulett), mais certaines sucreries européennes et mauriciennes semblent également y avoir contribué. Ces distinctions nationales sont cependant brouillées par les structures changeantes des investissements d’entreprise (voir Rapport à la une Agritrade «  Restructuration des entreprises dans le secteur sucrier de l’UE : implic... », mai 2010). Plus au nord, au Soudan et en Éthiopie, ce sont les investissements publics qui dominent le développement du secteur sucrier, tandis qu’en Ouganda les entreprises locales augmentent rapidement leur production. Cette tendance s’est poursuivie et s’est consolidée en 2010/11.

Les investissements de Tongaat Hulett au Zimbabwe entendent doubler la production à 600 000 tonnes, atteignant entre 330 000 et 350 000 tonnes en 2010/11 (voir article Agritrade «  Croissance du commerce et de la production de sucre en Afrique orientale... », juillet 2011). Les investissements d’Illovo en Zambie ont engendré une hausse de la production de 62 % en 2010 à 315 000 tonnes, avec un objectif de 440 000 tonnes en mars 2011. Cela est considéré comme une étape importante vers une production de sucre de 1 million de tonnes (voir article Agritrade «  Des investissements consentis pour augmenter la production de sucre de l... », mai 2011). Bien que la production au Malawi ait chuté de 3 % pour atteindre 295 000 tonnes du fait des mauvaises conditions météorologiques, des plans sont en place pour doper la production à 500 000 tonnes d’ici 2015. La capacité de raffinage d’Illovo au Swaziland est également en train d’être augmentée, tandis que les investissements de nombreuses sources au Mozambique ont permis d’accroître la production à 425 000 tonnes au cours de la campagne 2010/11, avec un objectif de 500 000 tonnes pour 2012.

Plus au nord, en Tanzanie, la production a été augmentée de 27 % pour atteindre 318 000 tonnes, même si la Tanzanie est restée un importateur net de sucre (même après avoir arrêté d’exporter vers l’UE à compter de 2007). L’Ouganda, quant à lui, entend augmenter sa production de 11 % en 2011 pour atteindre 335 000 tonnes. L’industrie sucrière kényane étant toujours aux prises avec des problèmes de privatisation, la production a atteint à peine plus de 500 000 tonnes par an depuis 2005, soit 200 000 tonnes de moins que la consommation nationale. À la lumière des cours sucriers mondiaux élevés, la Communauté d’Afrique de l’Est a appelé à la mise en œuvre d’une stratégie visant à atteindre l’autosuffisance en sucre et à arrêter les pertes des réserves de change provoquées par les importations de sucre.

Au-delà de la CAE, de nouveaux investissements dans la production de sucre soudanaise consentis par des entreprises égyptiennes ont été annoncés en 2010, le gouvernement soudanais faisant un pas de plus vers son objectif de devenir « le nouveau Brésil » (voir article Agritrade «  Afrique orientale et australe (ESA) : des investissements en cours pour... », mars 2011). Des investissements publics similaires dans la production de sucre ont été annoncés en Éthiopie sur la base de crédits à l’importation en provenance d’Inde.

Au même moment, Maurice, le plus gros exportateur de sucre de la région vers le marché de l’UE, a continué à investir dans la restructuration de son engagement avec le marché européen en développant la filière au travers du nouveau partenariat commercial établi avec Suedzucker pour la commercialisation de 400 000 tonnes de sucre de consommation directe (voir article Agritrade «  Les développements en Italie créent de nouvelles opportunités pour les e... », mai 2011). Cette restructuration doit être envisagée dans le contexte d’une production de sucre sur le déclin à Maurice, et d’une importante diversification des sources de revenus de la production de canne à sucre (voir interview Agritrade de Jocelyn Kwok, secrétaire général de la Chambre mauricienne d’agriculture : «  Ajustement du commerce et de la production dans les pays ACP : l’expérie... »). Il convient également de l’envisager dans le contexte des plans visant à importer du sucre brut pour le raffinage local afin de desservir le marché national (voir article Agritrade «  Maurice achève sa transition vers les exportations de sucre raffiné, tan... », juillet 2011).

Vu les cours mondiaux élevés, les producteurs de sucre d’Afrique orientale et australe se sont de plus en plus tournés vers les marchés régionaux, qui offrent des retours nets bien meilleurs que l’exportation vers le marché de l’UE. L’Éthiopie, la Tanzanie et le Kenya ont mis un terme aux accords commerciaux triangulaires, tandis que le Malawi, le Swaziland, le Zimbabwe, la Zambie et le Mozambique ont tous réduit les exportations de sucre qui étaient prévues vers l’UE afin de profiter des prix plus élevés sur les marchés régionaux, qui peuvent être desservis à des coûts CAF inférieurs. L’importance croissante des marchés régionaux dans un contexte de hausse des cours sucriers mondiaux ne peut être sous-estimée, bien qu’il faille garder à l’esprit que la région d’Afrique orientale et australe est dans l’ensemble un exportateur net de sucre. Cela soulève des questions concernant l’équilibre régional de l’offre et de la demande, si les cours mondiaux venaient à chuter à un niveau inférieur (par ex. environ 20 cents US/livre).

Ces développements intervenus dans la structure des échanges commerciaux des producteurs sucriers d’Afrique orientale et australe étaient un facteur ayant grandement contribué à la situation de sous-approvisionnement qui a caractérisé le marché de l’UE en 2010/11. Les chaînes d’approvisionnement présentant les liens d’entreprise les plus solides avec des entreprises du secteur sucrier de l’UE ont conservé des niveaux d’exportation supérieurs vers l’UE à ceux d’autres fournisseurs ayant des liens moins étroits avec le marché de l’UE.

À la lumière de l’augmentation escomptée de la production dans la région et du déclin probable des prix sur le marché mondial, on s’attend à une hausse sensible des approvisionnements de sucre vers le marché de l’UE en provenance de la région d’Afrique orientale et australe, qui s’élèveront à plus de 1,7 million de tonnes en 2015/16, comparé à moins de 1 million de tonnes en 2009/10. Toutefois, cela sera essentiellement déterminé par le niveau relatif des cours sucriers européen et mondial, et par le traitement accordé aux exportations de sucre sud-africaines au titre des négociations d’APE SADC-UE, qui doivent encore être conclues. Les négociateurs sud-africains essaient d’obtenir un contingent tarifaire pour les exportations de sucre en attendant un accès en franchise de droits et de contingents (voir article Agritrade «  L’Afrique du Sud cherche à obtenir un accès en franchise de droits au ma... », octobre 2010). Bien que cela soit encore un domaine de négociation intense, l’octroi récent de contingents tarifaires sucriers aux exportateurs latino-américains au titre des accords de ZLE a potentiellement augmenté les chances d’un accès contingenté pour l’Afrique du Sud.

3.       Développements dans la région d’Afrique de l’Ouest et centrale

En Afrique de l’Ouest et centrale, le Bénin, le Sierra Leone et le Togo sont, semble-t-il, les seuls exportateurs de sucre vers l’UE. L’ensemble de la production commerciale sucrière du Bénin est exporté vers l’UE, tandis que les productions du Togo et de la Sierra Leone semblent être exclusivement développées pour être exportées vers l’UE. Les exportateurs traditionnels de sucre de la région vers l’UE, à savoir la Côte d’Ivoire et la République du Congo, ont tous deux quitté le marché de l’UE au vu des cours mondiaux plus favorables. Illovo investit actuellement dans la production de sucre malienne, qui est essentiellement destinée aux marchés national et régionaux, une augmentation de la production étant prévue en 2011. Le secteur sucrier du Cameroun, où les sucreries françaises ont des intérêts, a eu du mal à trouver des marchés régionaux étant donné les coûts de production élevés. La flambée des cours sucriers mondiaux aura toutefois aplani ces difficultés, la production entre 2007 et 2010 augmentant constamment pour atteindre un total cumulé de 35 %. Dans l’ensemble, la production de sucre en Afrique de l’Ouest et centrale est largement destinée aux marchés locaux et régionaux, puisque la région est un importateur net de sucre.

4.      Développements dans la région des Caraïbes

Si au départ le secteur sucrier caribéen était protégé des pires effets des réductions de prix de l’UE par la force de l’euro par rapport au dollar, la période 2009-2011 a engendré quelques difficultés financières dans le secteur sucrier (voir article Agritrade «  Le déclin des recettes par tonne dans le secteur sucrier de la Barbade l... », octobre 2010).

En Jamaïque, les difficultés de financement ont incité le secteur sucrier du pays à conclure des accords de préfinancement avec les importateurs européens (l’alliance Eridania-Tate & Lyle). Un financement saisonnier a été fourni contre une production de sucre future, sur la base d’un prix minimum garanti et d’un accord de partage des bénéfices lié au prix de vente des sucres raffinés produits. Initialement, ces accords étaient considérés comme un prélude à un rachat éventuel des sucreries d’État par Eridania. Toutefois, en décembre 2009, il est devenu évident que cela n’était pas une option.

La production ayant chuté de 40 % entre 2000 et 2010 (pour atteindre des niveaux inférieurs à l’accès contingenté en vigueur avant 2008) et les exportations vers l’UE devant tomber à 74 000 tonnes, la quête de nouveaux investisseurs pouvant contribuer à la restructuration du secteur de la canne à sucre, en investissant dans la création de nouveaux flux de revenus, s’est poursuivie. En juillet 2010, un accord a été conclu concernant la vente des trois sucreries d’État restantes à l’entreprise chinoise Complant International (voir article Agritrade «  La CE libère un fonds d’aide après la privatisation du secteur sucrier », octobre 2010). Nul ne sait quel impact cet accord aura sur les structures futures des exportations de sucre de la Jamaïque. En mai 2011, la division sucrière de Tate & Lyle souhaitait conclure un contrat d’achat de 200 000 tonnes de sucre jamaïcain sur une durée de 5 ans. Les entreprises nouvellement privatisées étaient cependant désireuses de gérer leurs propres accords de commercialisation (voir article Agritrade «  Tate & Lyle souhaite conclure un accord d’approvisionnement en sucre... », juillet 2011).

La Barbade est actuellement confrontée à de sérieux problèmes de viabilité financière de son secteur sucrier. Un rapport de la Banque interaméricaine de développement en février 2011 a noté que l’écart entre les prix moyens du sucre à l’exportation et les coûts de production se creuse, générant « un fardeau financier croissant ». Bien que l’orientation politique du pays tende vers le développement de la production de sucres spéciaux et la création d’un éventail diversifié de sources de revenus, nul ne sait précisément où les fonds nécessaires seront puisés pour mettre en œuvre ces plans ambitieux (voir article Agritrade «  Le secteur sucrier caribéen en proie à des difficultés », mai 2011). Au cours de la campagne 2009/10, les exportations de sucre de la Barbade vers l’UE ont atteint moins de la moitié du volume de l’accès contingenté antérieur. À la mi-2011, la sécheresse et les incendies dans les plantations de canne sont susceptibles de réduire plus encore la production, à 25 000 tonnes à peine.

Le Belize, l’un des producteurs de sucre les plus compétitifs de la région, a enregistré de mauvaises récoltes au cours des deux dernières campagnes, produisant moins de 90 000 tonnes (contre plus de 100 000 tonnes précédemment). L’absence de fonds disponibles pour l’investissement laisse peu de place à l’erreur. Le début prometteur de la campagne 2011 a été affecté par une panne des turbines, qui a provoqué la fermeture des installations de transformation pendant pratiquement un mois, et ces difficultés incitent Belize Sugar Industries à examiner la possibilité de former une société conjointe en vue de lever des fonds pour sauver le secteur de la canne à sucre (voir article Agritrade «  Le secteur sucrier caribéen en proie à des difficultés », mai 2011).

S’agissant de la commercialisation, le secteur sucrier du Belize doit encore bénéficier de la conversion de Tate & Lyle au sucre certifié commerce équitable pour l’ensemble de ses sucres de consommation directe. De la même manière, nul ne sait comment le rachat de la division sucrière de Tate & Lyle par American Sugar Refiners et l’ouverture d’un accès contingenté pour les fournisseurs de sucre latino-américains impacteront ces accords (voir articles Agritrade «  La branche sucrière de Tate & Lyle vendue à une entreprise américaine », août 2010 ; «  Reprise des négociations UE-Mercosur, conclusion des négociations avec l... », juin 2010 ; «  Accords latino-américains conclus, négociations asiatiques lancées », avril 2010).

Le Guyana poursuit, quant à lui, ses plans d’investissement ambitieux mais doit encore en récolter les fruits, la production ayant chuté en 2008 et 2009 en raison des grèves, des interruptions de la production dues aux conditions climatiques et des problèmes rencontrés dans la nouvelle sucrerie de Skeldon. La production sucrière est donc loin d’atteindre son objectif ambitieux de 300 000 tonnes, puisqu’elle est estimée à 264 000 tonnes. Au même moment, les exportations de sucre du Guyana vers l’UE ont chuté à moins de 150 000 tonnes en 2009/10, contre plus de 200 000 tonnes lors des campagnes précédentes. Cela reflète en partie l’attrait commercial croissant des marchés sucriers régionaux lorsque les cours sucriers mondiaux sont élevés. Néanmoins, lorsque les problèmes actuels auront été résolus, la production devrait atteindre les 300 000 tonnes, voire les dépasser.

Le fleuron du secteur sucrier caribéen est la République dominicaine, sa filière sucrière étant considérée comme bien placée pour tirer profit de la hausse des prix du sucre sur le marché mondial (voir article Agritrade «  Des perspectives favorables pour les cours mondiaux du sucre », février 2011). Bien que la production soit encore de 20 % inférieure aux niveaux atteints au début des années 1990, une augmentation constante de la production est en cours depuis 2005 (+ 14 %). Avec l’accès en franchise de droits et de contingents vers le marché de l’UE et les intérêts de production en République dominicaine des nouveaux propriétaires de la division sucrière de Tate & Lyle, de nouvelles opportunités commerciales pourraient apparaître dans l’UE. Toutefois, à court terme, le marché sucrier américain semble plus attractif d’un point de vue commercial : aucune exportation de sucre ne s’est faite de la République dominicaine vers l’UE en 2009/10, et seuls quelques faibles tonnages (50 000 tonnes) sont prévus pour les prochaines années. La reprise d’exportations importantes vers le marché européen semble donc dépendre de la réémergence d’une prime sur les prix importante dans le marché de l’UE.

Tableau I : Quotas sucriers traditionnels et niveaux actuels des exportations (en tonnes)

  Quota du protocole sucre Accès traditionnel de l’accord SPS (sucre préférentiel spécial) Exportations 2009/10 (estimations)
Caraïbes      
Barbade 54 687,4 2 841,2 28 000
Belize 43 857,4 4 985,2 66 000
Guyana 173 271,8 19 181,8 147 000
Jamaïque 129 017,4 15 931,7 77 000
Saint-Kitts-et-Nevis 16 946,6 1 831,3 0
Trinité-et-Tobago 47 555,4 5 592,2 0
République dominicaine - - 0
Pacifique      
Fidji 165 348,3 19 181,8 100 000

Source : compilé par l’auteur à partir de diverses sources.

5.      Développements dans la région Pacifique

Depuis l’annonce des réformes du secteur sucrier de l’UE, la production de sucre de Fidji s’est effondrée pour atteindre près de la moitié de ses volumes antérieurs, la production totale en 2010 étant inférieure au niveau de l’accès préférentiel dont Fidji bénéficiait auparavant. En 2010, la production a été interrompue par des pannes survenues dans les sucreries, qui ont mis en évidence les défaillances des premiers programmes de modernisation des sucreries (voir article Agritrade «  L’avenir du secteur sucrier fidjien dans un contexte mondial en pleine é... », janvier 2011). Étant donné les difficultés financières et le taux de rotation du personnel, nul ne sait si la Fijian Sugar Corporation (FSC) sera en position de mener à bien son ambitieux programme d’investissement. Cet investissement vise à développer la filière et à entreprendre une diversification importante des marchés d’exportation. La diversification des marchés est jugée capitale, à la lumière de l’évolution des structures de la consommation mondiale de sucre et des prévisions de prix du sucre favorables sur le marché mondial. Ironiquement, étant donné ces aspirations, en 2010 Fidji a d’abord placé des restrictions sur les exportations de sucre vers les marchés régionaux du Pacifique et en 2011 le pays a commencé à importer du sucre pour satisfaire à la demande de son marché intérieur.

Les exportations de sucre de Fidji vers l’UE ont chuté de manière considérable, contribuant aux difficultés financières de la division sucrière de Tate & Lyle. De fait, les difficultés de la FSC à honorer ses obligations contractuelles pourraient contraindre les nouveaux propriétaires de la division sucrière de Tate & Lyle à devoir chercher de nouvelles sources d’approvisionnement en sucre brut afin de maintenir la production dans leurs raffineries et ainsi contenir l’hémorragie financière. Il s’avère donc d’autant plus urgent que Fidji identifie et exploite de nouveaux marchés présentant des coûts de transport inférieurs et des bénéfices nets supérieurs.

Note : ce rapport est déjà paru en annexe de la Note de synthèse Agritrade « Secteur du sucre », mise à jour 2011, disponible à :

http://agritrade.cta.int/fr/Agriculture/Produits-de-base/Sucre/Note-de-s...

Commenter

Termes et conditions