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Hong Kong semble convenir parfaitement aux exportations namibiennes de viande de bœuf

10 août 2014

Les préoccupations de longue date du gouvernement namibien concernant « les dangers d’un marché d’exportation unique pour le bétail et la viande de Namibie » sont soudain devenues d’une actualité brûlante avec la suspension des exportations d’animaux vivants vers l’Afrique du Sud prononcée en mai 2014. Le gouvernement a ainsi exhorté le secteur de la viande à diversifier ses exportations et à prospecter des marchés alternatifs.

Dans ce contexte, le ministre namibien du commerce et de l’industrie, Calle Schlettwein, a indiqué en mai dernier que les négociations visant à établir la base SPS pour les exportations de bœuf vers la Chine et Hong Kong étaient maintenant à un stade avancé, et que les initiatives du gouvernement ont été coordonnées avec le Conseil de la viande. Une délégation du Conseil de la viande a effectué une mission commerciale à Hong Kong en 2013, et une visite officielle des responsables du gouvernement a eu lieu en avril 2014.

Le ministre a déclaré que « tous les problèmes sanitaires relatifs aux animaux et à la viande ont été abordés avec succès » et que seules quelques exigences juridiques et administratives étaient maintenant en suspens (ayant essentiellement trait à la législation en matière d’étiquetage des denrées alimentaires, aux exigences d’étiquetage nutritionnel et à la législation en matière de contrôle des pesticides).

Le marché de Hong Kong est convoité puisqu’il « possède un secteur agricole négligeable » et que la fréquentation de restaurants, hôtels et fast-food fait « partie intégrante de la culture et du mode de vie à Hong Kong ». La structure du marché de Hong Kong semble donc bien correspondre avec la nature et la qualité des exportations de bœuf namibien.

Le ciblage des marchés chinois par les exportations de bœuf remet en lumière les appels lancés par l’ancien président du Botswana Festus Mogae, en avril 2014, pour une coopération plus intense entre la Namibie et le Botswana, qui leur permettrait d’être plus compétitifs sur les marchés de la viande de bœuf et de défrayer les coûts encourus pour satisfaire aux exigences d’accès au marché de plus en plus strictes. Il faisait valoir que, puisque la Namibie et le Botswana produisaient tous deux « une viande de bœuf de qualité excellente », ils devaient adopter des stratégies conjointes pour transformer et exporter ensemble la viande de bœuf, afin d’atteindre les volumes requis pour pénétrer de nouveaux marchés et les marchés connaissant une croissance rapide. 

Commentaire éditorial

Les appels à une collaboration plus étroite dans la commercialisation de la viande de bœuf se justifient sur le plan commercial, puisque celle-ci permettra de poser les jalons nécessaires à l’obtention des approbations SPS et d’effectuer le travail initial d’étude de marché. Cette collaboration, grâce au partage des coûts, pourrait contribuer à réduire les coûts unitaires d’identification et de développement de nouveaux marchés supportés par des exportateurs relativement modestes. Cela serait d’autant plus vrai si davantage de pays venaient rejoindre ce programme collectif d’identification de marché et d’accès pour le bœuf ACP. (Le marché chinois, par exemple, est tellement vaste qu’une concurrence intra-ACP serait totalement contre-productive.)

Impliquer un plus grand nombre de pays ACP pourrait également faciliter le partage d’expériences : par exemple, l’expérience de la Namibie dans l’obtention de l’approbation SPS pour les exportations vers la Chine et le travail initial de recherche de nouveaux marchés en Chine pourrait être « échangée » contre des connaissances comparables acquises par les pays exportateurs de bétail ACP en matière de développement des exportations vers les marchés du Moyen-Orient (par ex. l’Éthiopie et le Kenya, pour le bœuf ainsi que les ovins et caprins).

Si les pays pouvaient établir des normes communes et atteindre des niveaux de conformité communs, une marque conjointe (semblable au label « Rhum authentique des Caraïbes ») pourrait être envisagée. Toutefois, étant donné les statuts sanitaires variés des pays exportateurs de bœuf ACP et les antécédents très différents en termes de conformité aux normes de sécurité des denrées alimentaires, les exportateurs bien établis pourraient être réticents à l’idée de coopérer dans des initiatives de commercialisation communes avec des pays qui sont incapables de se conformer régulièrement à des normes SPS et de sécurité des denrées alimentaires de base.

Une commercialisation commune pourrait également s’avérer extrêmement problématique dans les marchés appliquant des restrictions quantitatives. Ce problème est mis en lumière par le différend actuel opposant deux entreprises namibiennes de transformation de la viande en ce qui concerne l’accès aux licences d’importation pour desservir le marché norvégien du bœuf extrêmement lucratif. 

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