CTA
Petite police
Polic moyenne
Grande police
English |
Passer à l'anglais
Français
Passer au français
Filtrer par Questions pêche
Régions
Type de publication
Filtrer par date

Le merlu sud-africain prospère avec le label écologique du Marine Stewardship Council

07 octobre 2014

Le Marine Stewardship Council (MSC) affirme que 10 ans après avoir octroyé son label écologique à la pêcherie de merlu d’Afrique du Sud, cette pêcherie a non seulement prouvé sa crédibilité environnementale, mais a également démontré que la durabilité environnementale peut générer des gains économiques à long terme.

Le MSC rapporte que des études récentes ont prouvé que la certification écologique de la pêcherie de merlu, l’une des plus anciennes pêcheries d’Afrique du Sud, a contribué à créer des opportunités de diversification vers des marchés d’exportation non-traditionnels, notamment dans les États membres de l’UE tels que le Royaume-Uni, l’Allemagne et la Suède, où « les engagements des acheteurs pour la durabilité ont souvent été moteurs ».

Actuellement, la pêche au merlu d’Afrique du Sud représente des recettes d’exportation annuelles d’environ 187 millions de dollars. L’étude a montré que, sans la certification MSC, la pêcherie au chalut du merlu d’Afrique du Sud pourrait perdre 35 % de sa valeur actuelle nette en 5 ans. La perte résultant de la contribution de la pêcherie au produit intérieur brut (PIB) serait de 28 à 47 %, à laquelle s’ajouterait le risque de perte de 12 000 emplois dans le secteur de la pêche et dans les industries connexes.

Les améliorations apportées aux pratiques de pêche ont également mené à des gains environnementaux, notamment une baisse de 90 % de la mortalité des oiseaux marins (grâce à l’utilisation par les navires de lignes destinées à effrayer les oiseaux). Par ailleurs, dans le cadre des éléments requis pour maintenir la certification MSC, les zones de chalutage ont été cartographiées avec les données fournies par le secteur. Ces informations ont alors été utilisées pour délimiter les zones de chalut afin d’éviter d’endommager les zones peu chalutées et pour préserver des refuges naturels du merlu. En outre, des recherches pointues sont actuellement menées par le secteur dans l’océan Atlantique, à 100 miles nautiques au large des côtes occidentales de l’Afrique du Sud, où le secteur de la pêche au chalut a convenu d’arrêter la pêche dans certaines zones pendant 4 ans pour surveiller la régénération de l’écosystème dans les zones protégées.

La certification a également contribué à une coopération plus étroite entre les scientifiques, les ONG et l’industrie pour gérer cette pêcherie de manière durable.

Commentaire éditorial

Au fil des années, la pratique du chalutage dans les eaux tropicales a donné lieu à une vaste controverse, en raison de son impact sur l’environnement  global et sur les espèces non ciblées. L’exemple de la pêche au chalut certifiée MSC en Afrique du Sud prouve que des améliorations ont été introduites grâce à l’éco-certification, avec des avantages environnementaux et sociaux indéniables. Les gains économiques engrangés ne sont cependant pas évidents, en particulier si cette certification a généré une prime pour les produits sur les marchés finaux. Dans le cas de l’Afrique du Sud, le rôle du MSC a été d’accompagner une dynamique de changement plutôt que de certifier une pêcherie qui était déjà durable dès le départ. L’exemple montre également qu’il y a eu des investissements massifs dans le secteur, notamment dans de nouveaux engins, dans la recherche et la fourniture de données, ainsi qu’une interaction avec d’autres parties prenantes. La question est de savoir si une telle dynamique pourrait être obtenue par des opérateurs à plus petite échelle ayant moins de capital à investir dans les initiatives liées à la gestion, en particulier si les bénéfices économiques à court terme ne peuvent être utilisés pour financer les investissements. 

Commenter

Termes et conditions