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Secteur de la volaille
West African concerns over poultry imports
In August 2010, Ghanaian poultry farmers urged the government to ‘end the importation of chicken meat’, since imports were undermining local production and threatening the collapse of the local poultry sector. The Ghanaian National Association of Poultry Farmers (GMAPF) condemned ‘the dumping of cheap imported poultry products’ and called for steps to be taken to ‘create fair competition for the local poultry industry’.
According to press reports, ‘annual imports of subsidised dressed poultry had risen from approximately 42,000 tonnes in 2005 to an estimated 130,000 tonnes in 2009.’ These imports are sold ‘below the price of local products’. GNAPF representatives blamed subsidies in OECD countries for the increase in imports, and cited effective government action in Côte d’Ivoire, involving the imposition of a tax on poultry product imports, as an example of the type of support needed by Ghanaian poultry producers. It is unclear whether the Ghanaian government will follow the Ivorian example, with trade officials arguing that such action ‘might be flouting the World Trade Organisation rules.’ Currently government policy is aimed at supporting local producers so that they can ‘survive in the open market competition’.
Other press reports provide a background to the Ivorian case. Between 1997 and 2003, while poultry imports grew from 1,815 tonnes to 17,226 tonnes, local poultry production fell by a third, with 1,500 producers going out of business and 15,000 jobs being lost. However, ‘in 2005 the Ivorian government imposed a new tax on imported poultry by-products,’ which roughly doubled the price of imported poultry products. With this trade measure in place, Philippe Ackah, president of the Ivorian poultry producers’ association, claimed that Ivorian poultry producers had ‘been able to hold our own against fierce competition from the imports’. He also pointed out that ‘this policy didn’t cause the slightest shortage or price hike in the cost of chicken or eggs on the national market.’
According to press reports, this policy change not only benefited poultry producers, with substantial new investment taking place, but also benefited local feed suppliers. Overall, between 2005 and 2009 Ivorian poultry production expanded from 9,000 tonnes to 20,000 tonnes, while egg production expanded from 435 million to 800 million, ‘with approximately 39,000 new jobs created’. In January 2010, the Côte d’Ivoire government committed itself to ‘maintain the import duties’. According to Alain Bouabre, an Abidjan-based economist, ‘this regulation saved the Ivorian poultry industry from ruin.’ He added that the local poultry industry now needs to ‘get better organised to truly benefit from the situation’, since it is ‘simply a matter of time before importers find a way around the policy and regain a footing on the market.’
Source d’information
The Poultry Site News Desk, ‘Cheap imports damaging Ghana’s poultry industry’, 2 August 2010
http://www.thepoultrysite.com/poultrynews/20605/cheap-imports-damaging-g...
The Poultry Site News Desk, ‘Government urged to give industry more support’, 5 July 2010
http://www.thepoultrysite.com/poultrynews/20440/govt-urged-to-give-indus...
The Poultry Site News Desk, ‘Ghana’s government to support poultry industry’, 29 March 2010
http://www.thepoultrysite.com/poultrynews/19824/ghanas-government-to-sup...
The Poultry Site News Desk, ‘Government puts Ivorian industry on road to recovery’, 17 February 2010
http://www.thepoultrysite.com/poultrynews/19555/govt-puts-ivorian-indust...
The Poultry Site News Desk, ‘Import tax cut to benefit Dominican Farmers’, 2 March 2010
http://www.thepoultrysite.com/poultrynews/19642/import-tax-cut-to-benefi...
The Poultry Site News Desk, ‘Zimbabwe Govt called on to ban poultry imports’, 29 March 2010
http://www.thepoultrysite.com/poultrynews/19827/zimbabwe-govt-called-on-...
Agritrade News Update - September 2010
Le commerce et les prix de la volaille restent relativement stables malgré la crise économique mondiale
La dernière mise à jour de la CE sur les développements intervenus dans les marchés internationaux des denrées agricoles de base (reflétant les prix d’octobre 2009) fait état d’une légère baisse des prix de la volaille entre septembre et octobre 2009 (-2,4 %), contribuant ainsi à un déclin annuel de 5,1 %. En 2010, les prix mondiaux de la volaille devraient se maintenir globalement à leur niveau actuel.
La FAO, quant à elle, fait état d’une production de viande de volaille plus faible que prévue, qui s’explique principalement par une baisse de la production au Brésil. Cela engendrera une diminution de 4 % du commerce mondial de la viande de volaille. Les exportations européennes de volaille devraient également diminuer d’environ 4 %. La production de volaille devrait cependant reprendre en 2010, à condition qu’aucune nouvelle épidémie ne vienne perturber les échanges et que les prix de l’alimentation animale n’augmentent pas de manière drastique. Le concours de l’UE à cette expansion devrait cependant être très limité. La nouvelle législation sur le bien-être animal génère quelques incertitudes dans le secteur de la volaille, puisque nul ne sait si son champ d’action s’étendra à ce secteur.
Les perspectives pour la production de volaille au Nigeria et au Bénin sont positives, tandis que la production de l’Afrique du Sud devrait rester globalement inchangée.
Source d’information
FAO, Food Outlook, Global market analysis of meat and meat products, décembre 2009
http://www.fao.org/docrep/012/ak341e/ak341e09.htm
CE, File note, doc. ref D(2009) agri.l.5 373468, 20 novembre 2009
http://ec.europa.eu/agriculture/analysis/tradepol/commodityprices/112009...
Agritrade News Update - January 2010
Évaluation comparative des perspectives pour les marchés mondiaux de la volaille
La CE a produit un examen des perspectives pour les produits agricoles pour la période 2009-18 compilé par le FAPRI, l’USDA et par l’OCDE/FAO. Dans le secteur de la viande, l’analyse note que toutes les viandes sont susceptibles d’être « affectées par la récession mondiale actuelle ». Toutefois, le secteur de la volaille est le secteur le moins durement touché, puisque les consommateurs abandonnent le bœuf plus cher au profit de morceaux de volaille meilleur marché. En 2009, les exportations mondiales de volaille devraient légèrement chuter par rapport « au niveau record de 2008 ». Cependant, la croissance reprendra en 2010, le commerce mondial dépassant les niveaux record atteints en 2008. Le marché de la volaille devrait se rétablir plus tôt que les autres marchés de la viande, pour lesquels une pleine reprise n’est pas envisagée avant 2012.
Les prévisions à plus long terme font l’objet d’un consensus plus large. Jusqu’en 2018, le secteur de la viande devrait poursuivre sa croissance de 1,9% par an en moyenne, sous l’effet de la croissance démographique et de la hausse des revenus dans les PED. Le secteur de la volaille connaîtra de loin la croissance la plus élevée de la consommation – environ 2,3%, contre 1,8% pour la viande de porc et de mouton et 1,3% pour le bœuf. En 2018, la viande de volaille dominera la consommation de viande. En effet, la consommation de volaille a connu un boom sans précédent entre 1999 et 2009, la consommation mondiale passant de 66 millions de tonnes à 98 millions de tonnes. La consommation devrait atteindre 120 millions de tonnes en 2017. Bien que les taux de croissance de la consommation les plus rapides soient enregistrés dans les PED, le secteur de la volaille est le seul secteur où la consommation augmente encore sur les marchés des pays développés.
L’examen affirme que le « Brésil devrait représenter 64% de l’augmentation des exportations mondiales de viande entre 2009 et 2018 », même si la récente augmentation rapide des exportations de volaille brésilienne devrait ralentir. En revanche, l’UE devrait devenir un importateur net de viande de volaille jusqu’en 2018.
Le FAPRI prévoit une augmentation continue des prix dans le secteur de la volaille au cours de la période, les prix des poulets en 2018 étant 41% supérieurs à la moyenne de la période 1999-2006. À contrario, l’examen OCDE/FAO prévoit un léger déclin en 2010-2011 et une modeste reprise ensuite, les prix n’étant que 23% supérieurs en 2018.
Source d’information
Commission européenne, analyse de la politique commerciale agricole, document de travail, juillet 2009
http://ec.europa.eu/agriculture/analysis/tradepol/worldmarkets/outlook/2...
Agritrade News Update - October 2009
Perspectives pour le secteur de la volaille de l’UE
Dans le secteur de la viande de volaille, la dernière révision de la CE des perspectives pour les marchés et revenus agricoles de l’UE souligne qu’après une légère diminution des importations en 2008, une hausse modérée des importations est attendue à moyen terme, les importations en 2015 étant 4,7 % supérieures à 2007. Par ailleurs, après une hausse des exportations européennes de viande de volaille en 2008, les exportations devraient chuter légèrement en 2009 et 2010, mais se maintenir à des niveaux supérieurs à ceux de 2007. À partir de 2011, les exportations européennes de volaille devraient descendre sous les niveaux de 2007, pour se situer en 2015 à un niveau 3,6 % inférieur à ceux de 2007.
UE : Volaille (en milliers de tonnes cwe*)
|
Année
|
Production
|
Consommation
|
Importations
|
Exportations
|
Balance commerciale
|
|
2007
|
11 487
|
11 526
|
824
|
786
|
-38
|
|
2008
|
11 671
|
11 611
|
817
|
877
|
-40
|
|
2009
|
11 740
|
11 763
|
826
|
804
|
-22
|
|
2010
|
12 181
|
12 217
|
828
|
792
|
-36
|
|
2011
|
11 995
|
12 058
|
836
|
773
|
-63
|
|
2012
|
11 960
|
12 042
|
842
|
759
|
-83
|
|
2013
|
12 175
|
12 261
|
848
|
762
|
-86
|
|
2014
|
12 367
|
12 462
|
855
|
760
|
-95
|
|
2015
|
12 502
|
12 607
|
863
|
758
|
-105
|
* Exprimées en poids carcasse
Selon une mise à jour de la CE du marché des produits de base, les prix de la volaille se sont stabilisés aux alentours de 1,74 € la livre, soit une hausse de 9,4 % en février 2008 et à peine 2 % inférieurs au niveau record d’août 2008. Ceci est largement dû au fait que les prix de la viande de volaille n’ont pas été affectés par la hausse des prix des denrées de base de 2007/2008. Cependant, le commerce mondial de la viande se contracte à présent et devrait considérablement chuter en 2009, les exportations brésiliennes de tous types de viande, y compris de volaille, devant connaître une croissance négative après une hausse fulgurante des exportations ces dernières années.
Source d’information
CE, notes, D (2009) 8498 (FIN-REV), 18 mars 2009
http://ec.europa.eu/agriculture/analysis/tradepol/commodityprices/032009...
CE, Prospects for agricultural markets and income in the EU (Perspectives pour les marchés et revenus agricoles de l’UE), texte intégral, mars 2009
http://ec.europa.eu/agriculture/publi/caprep/perspectives2008/fullrep_en...
CE, texte résumé, mars 2009
http://ec.europa.eu/agriculture/publi/caprep/perspectives2008/summary_en...
CE, notes d’information de la DG Agriculture et Développement rural, 16 mars 2009
http://ec.europa.eu/agriculture/publi/caprep/perspectives2008/index_en.htm
CE, présentation, mars 2009
http://ec.europa.eu/agriculture/publi/caprep/perspectives2008/pres_en.pdf
May 2009
Publication du rapport annuel de l’USDA sur le secteur de la volaille de l’UE
Selon l’USDA, « la production de poulets de l’UE devrait augmenter » en 2008 mais à un taux inférieur à celui de 2009. Malgré cela, le déficit commercial de l’UE en matière de viande de poulet devrait s’accroître en 2008 et 2009 puisque la demande au sein des pays de l’UE continuera à augmenter, plus particulièrement en raison de l’augmentation de la population musulmane dans l’UE à 27.
Une diminution des exportations est prévue malgré l’accroissement des restitutions sur les exportations de carcasses entières vers le Moyen-Orient. Les principaux marchés à l’exportation de la viande poulet européenne sont la Russie, l’Arabie Saoudite et l’Ukraine, bien que la Russie ait introduit des interdictions à l’importation pour certains pays européens, invoquant des problèmes de sécurité des denrées alimentaires. La France est le principal exportateur de volaille en Afrique et ses exportations ne cessent de croître, même si les pays du Benelux exportent également vers l’Afrique des produits qui ne bénéficient pas de restitutions à l’exportation.
Le Brésil se pose en tant que principal concurrent, la force de l’euro fragilisant la compétitivité, d’où l’augmentation des restitutions à l’exportation pour réduire l’écart avec les coûts de production brésiliens.
La production de dindes de l’UE devrait poursuivre sa tendance baissière. Les exportations de dindes devraient cependant rester stables, le déclin des exportations françaises vers l’Afrique étant compensé par une augmentation des exportations de l’Allemagne et des Pays-Bas vers la Russie. Dans l’ensemble, cependant, le secteur de la dinde, en particulier en France, fait face à de sérieuses difficultés avec de nombreuses faillites et fermetures d’usines.
Les importations peuvent comprendre des importations acquittées si les prix de l’UE demeurent élevés. Les principales sources d’importations sont le Brésil, la Thaïlande, l’Argentine et le Chili. Il est à noter que l’interdiction des exportations de volailles américaines (100 000 tonnes) sur les marchés roumain et bulgare laisse présager une augmentation de 13% de la production roumaine de volaille.
Un processus de restructuration est en cours dans le secteur européen de la volaille face à la hausse des coûts et à la concurrence féroce du Brésil. Les producteurs espagnols en particulier se démènent pour conserver une rentabilité face à des coûts élevés de l’alimentation animale et de l’énergie. Ailleurs, les prix élevés de la viande de bœuf ont permis aux producteurs de volaille de répercuter la hausse des coûts sur les consommateurs.
Les producteurs de volaille craignent que la hausse des prix (due à la hausse des coûts de l’alimentation animale) commence à freiner la demande, tandis que les coûts élevés de la conformité aux normes de sécurité des denrées alimentaires de l’UE affectent la compétitivité des exportations.
Source d’information
GAIN Report No. E487090, 31 août 2008
http://www.fas.usda.gov/gainfiles/200808/146295649.pdf
October 2008
L’analyse de la CE des causes des hausses de prix dans le secteur de la volaille
En ce qui concerne la volaille et le porc, l’analyse de la CE note une forte croissance de la demande, en particulier en Chine. Toutefois, « les exportateurs ont généralement répondu à cette croissance, et dans certains cas à une vitesse réajustant les prix à des niveaux inférieurs ». Cela a été le cas du Brésil, bien que la production de porc et de volaille de la Chine ait affiché une croissance impressionnante. La réponse de la production à l’augmentation de la demande implique une « augmentation annuelle de l’alimentation animale à 15-18 millions de tonnes. L’augmentation du coût de l’alimentation animale a un impact sur les marges bénéficiaires et les prix de certains producteurs.
Les chiffres joints à l’analyse de la CE montrent que des changements importants sont en cours dans la composition de la production mondiale de volaille.
Part exprimée en % de la production mondiale de volaille
|
|
UE
|
États-Unis
|
Brésil
|
Chine
|
Thaïlande
|
Inde
|
|
1997
|
17,2%
|
20,3%
|
7,4%
|
12,3%
|
1,5%
|
1%
|
|
2007
|
13,5%
|
19,3%
|
12,1%
|
13%
|
1,3%
|
2,6%
|
Production mondiale par les principaux producteurs (million de tonnes)
|
|
UE
|
États-Unis
|
Brésil
|
Chine
|
Thaïlande
|
Inde
|
Total
|
|
1997
|
10 433
|
12 266
|
4 461
|
7 406
|
900
|
596
|
60 291
|
|
2007
|
11 220
|
16 099
|
10 105
|
10 850
|
1 050
|
2 200
|
83 269
|
Source d’information
‘The causes of the food price crisis: meat sector’, CE, AGRI-G1
http://ec.europa.eu/agriculture/analysis/perspec/foodprice/livestock_en.pdf
July 2008
Le rapport semestriel de l’USDA sur le secteur de la volaille
D’après l’USDA, « la production de volaille de l’UE à 27 devrait augmenter de 1% en 2008 », avec des importations en hausse, notamment des importations sujettes au paiement de droits maximum», alors que les « exportations devraient continuer à décliner ». La valeur élevée de l’euro et les coûts de production interne en hausse sont considérés comme des facteurs importants contribuant au déclin des exportations de volaille de l’UE. En 2008, l’UE devrait devenir un importateur net de volaille pour la toute première fois, puisque la consommation de cette source de protéine peu onéreuse continue d’augmenter.
L’analyse de l’USDA note que les « exportateurs de volaille brésiliens ont récemment acheté plusieurs transformateurs européens de volaille et le géant brésilien de la volaille SADIA pourrait d’ailleurs racheter le leader britannique Grampian Country Group en 2008. Ces rachats garantiront des débouchés commerciaux stables et importants pour les produits brésiliens dans l’UE ».
Source d’information
USDA GAIN Report No. E48024, 25 février 2008
http://www.fas.usda.gov/gainfiles/200803/146293877.pdf
May 2008
Analyse USDA des opportunités sur le marché de la volaille de l’UE
L’USDA affirme que « l’UE est actuellement un exportateur net de volaille mais que l’écart entre les importations et les exportations tend à se réduire. Cela s’explique en partie par les conséquences de l’arbitrage de l’OMC sur l’affaire de la viande de poulet salée, qui avait obligé l’UE à rétablir un accès contingenté au titre de la ligne tarifaire SH 02109939, dès juin 2006. Toutefois, au cours de la période à venir, les négociants prévoient une stabilisation des importations de l’UE. Les importations sont largement soumises aux contingents tarifaires puisque le droit est de 1 euro/ kg ; néanmoins, compte tenu des prévisions faisant état d’une croissance de la consommation supérieure à la croissance de la production après 2013, l’UE devrait devenir un importateur net de viande de volaille, certaines importations étant d’ailleurs effectuées avec acquittement de la totalité des droits, la hausse de la consommation débridant l’offre limitée, provoquant une hausse des prix.
Les exportations de volaille de l’UE accusent toutefois une baisse (de 898 000 tonnes en 2003 à environ 805 000 tonnes en 2008). Cela s’explique en partie par la hausse des coûts dans l’UE, en particulier de l’alimentation animale (qui passe de €229 la tonne à €334 la tonne), et par l’abolition des restitutions à l’exportation, excepté pour les poulets entiers. L’abolition des restitutions à l’exportation souligne l’importance croissante des tendances de la demande intérieure. Les exportations de l’UE sont principalement destinées à la Russie et aux marchés du Moyen-Orient et de l’Afrique.
Source d’information
Note de l’USDA sur les opportunités des marchés de la volaille de l’UE (USDA GAIN Report NL7032, 18 décembre 2007)
http://www.fas.usda.gov/gainfiles/200712/146293304.pdf
February 2008
Rapport semestriel de l’USDA sur le secteur de la volaille de l’UE
Ce rapport fait remarquer que la peur suscitée par la grippe aviaire n’a provoqué qu’une chute à court terme de la consommation de volaille (atteignant jusqu’à 70% dans certains pays européens méditerranéens). Toutefois, ce phénomène fut de courte durée, la consommation ayant d’ailleurs augmenté dans certaines régions compte tenu des effets sur les prix de ce mouvement de panique. La consommation européenne a chuté de 2,7% en 2006, la production s’étant quant à elle ajustée avec une baisse de 2,3%. Les exportations se sont néanmoins maintenues en ayant recours aux restitutions à l’exportation, avec 730 000 tonnes exportées en 2006 (une baisse marginale par rapport à 2005). 2006 a cependant été témoin d’un changement de destination géographique des exportations de volaille de l’UE, passant du Moyen-Orient à la Russie, de Hong Kong au sud de l’Afrique. Les rapports de presse indiquent que dans certains marchés traditionnels d’Afrique occidentale et centrale, la pression exercée par les producteurs nationaux a conduit à l’introduction de contrôles sur les importations, permettant ainsi une résurrection de la production nationale : en effet, la production du Cameroun a augmenté de 54% entre septembre 2004 et septembre 2005 et elle est maintenant capable de subvenir aux besoins de la consommation nationale.
Selon le rapport de l’USDA, les importations de volaille ont en revanche considérablement chuté. En 2007, le marché de l’UE pour la volaille s’était rétabli aux niveaux d’avant la fièvre aphteuse, mais les producteurs restent prudents, en particulier depuis qu’ils voient leurs marges s’éroder en raison de l’augmentation du prix de l’alimentation animale. L’ajournement de la proposition communautaire visant à établir de nouvelles normes relatives au bien-être animal pour les poulets pourrait soulager ces pressions financières. Les prix augmentent compte tenu d’une « planification de production un peu juste », alors que les prévisions font état d'une augmentation des importations en 2007 due aux nouveaux contingents tarifaires pour la Thaïlande et le Brésil.
Source d’information
USDA, GAIN Report No. E47009 (seulement en anglais)
http://www.fas.usda.gov/gainfiles/200702/146280074.pdf
IPS, 14 mars 2007 (seulement en anglais)
http://www.ipsnews.net/news.asp?idnews=36879
June 2007
Instruments de défense commerciale et APE
En janvier, IPS a commenté le lancement d’une vidéo s’intéressant aux problèmes engendrés par les exportations communautaires de morceaux de poulet vers l’Afrique. L’on y cite le cas du Cameroun, où pas moins de 645 exploitations agricoles ont fait faillite en conséquence de morceaux de poulet proposés à la vente à 1,37 euros/kg comparé aux prix locaux de 1,98 euros/kg. Outre les effets économiques, cette situation n’est pas sans soulever des préoccupations sanitaires majeures puisque 83,5 % des importations testées ont été jugées impropres à la consommation humaine. Les exploitants locaux soulignent comment l’imposition depuis 2003 d’une taxe de 43 % sur les importations de poulet congelé a provoqué une chute de 90 % des importations et une reprise du secteur local. Toutefois, certains craignent qu’un APE puisse limiter la capacité du gouvernement à recourir à ces instruments de défense commerciale.
March 2007
Nouveau contingent tarifaire pour la viande de volaille
Selon une note publiée par le département américain à l'agriculture (USDA) passant en revue les contingents tarifaires (CT) acceptés pour les exportations de viande de volaille du Brésil vers l'UE, les importations de viande de poulet crue de l'UE ont augmenté de 70 000 tonnes en 2005. Les importations de viande de poulet devraient représenter à l'avenir 7,5 % de la consommation interne de l'UE par rapport à 6,5 % en 2005. Alors que pour la viande de dinde, les CT à l'importation couvriront environ 5,5 % de la consommation de dinde de l'UE, on estime que d'ici à 2007, les importations de poulet de chair devraient être presque équivalentes aux exportations de l'UE (645 000 tonnes contre 685 000 tonnes).
Parallèlement, la CE a annoncé la conclusion d'un accord sur les quotas devant être octroyés à la Thaïlande (pour la viande de poulet salée, 92 610 tonnes au tarif ad valorem de 15,4 %; pour la viande de poulet cuite 160 033 tonnes au tarif ad valorem de 8 %).
Source d’information
USDA GAIN Report (E36137-10/31/2006)
http://www.fas.usda.gov/gainfiles/200611/146249445.pdf (seulement en anglais)
Communiqué de presse de la CE (IP/06/1642-28/11/2006)
http://europa.eu/rapid/pressReleasesAction.do?reference=IP/06/1642&f...
January 2007
Un nouveau régime d’importation pour la viande de volaille est convenu avec le Brésil
December 2006
Étude du marché mondial par l’USDA
Le Service agricole extérieur (FAS) du département de l'Agriculture des États-Unis (USDA) prévoit une augmentation de 4,1% du commerce mondial de la viande de volaille en 2007. Le rapport note que « les exportations de volaille de l’UE ont décliné depuis 2004 » mais qu’une « reprise est prévue pour 2007 ». En attendant, après une croissance annuelle ininterrompue depuis 1999, « les prévisions font état d’une baisse des exportations de volaille du Brésil en 2006, en raison d’un fléchissement de la demande dans certains grands marchés d’exportation », bien qu’une augmentation soit prévue en 2007. Les importations de volaille de l’UE « augmenteront substantiellement en 2006 (15%) et les prévisions indiquent une augmentation de près de 8% en 2007 pour atteindre 645 000 tonnes ». La Russie quant à elle va « vraisemblablement assister à une baisse de ses importations de plus de 7% en 2007 pour atteindre environ 1,2 million de tonnes ». Cette tendance se dessine grâce à une production nationale sans cesse croissante.
Source d’information
Rapport de l’USDA sur les tendances mondiales de la viande de boeuf et de la volaille (octobre 2006)
http://www.fas.usda.gov/dlp/circular/2006/2006%20Annual/Livestock&Po...
December 2006
Rapport annuel de l’USDA sur le secteur de la volaille de l’UE
Le rapport annuel de l’USDA sur le secteur de la volaille de l’UE montre un déclin de la production communautaire en 2006 suite à l’épidémie de grippe aviaire. De nouvelles mesures ont été annoncées en avril pour soutenir le secteur, celles-ci étant cofinancées à 50/50 avec d’autres États membres. Environ 14 États membres ont posé leur candidature pour ce nouveau soutien dans le secteur de la volaille.
Les exportations de l’UE ont également suivi la même tendance baissière en raison de la fermeture de certains marchés aux exportations communautaires. Il est également prévu qu'elles diminuent en 2006 en conséquence des exportations de volaille bon marché du Brésil et des États-Unis.
Les importations ont néanmoins augmenté (de 15 %) avec la mise en œuvre de la décision de l’OMC permettant la reprise des exportations de poulet saumuré (« salted poultry ») du Brésil et de la Thaïlande. En 2007, les importations sont censées encore augmenter. Au vu de cette concurrence accrue, certains producteurs européens moins concurrentiels seront vraisemblablement forcés de quitter le secteur. La rumeur dit que la CE négocie actuellement un contingent tarifaire de 300 000 tonnes avec le Brésil et la Thaïlande. Ce montant équivaut à celui entré sur le marché de l’UE en 2003 via l’échappatoire de la volaille salée, mais environ à la moitié des importations de volaille de ces pays (3% de la consommation totale de l’UE). Le commerce de volaille avec le Brésil pourrait être négativement affecté l’an prochain par le rapport d’audit de l’Office alimentaire et vétérinaire de l’UE sur l’état du service brésilien d’inspection des viandes.
Les prévisions pour 2007 annoncent une reprise partielle de la production, de la consommation et des exportations.
Source d’information
Rapport annuel de l’USDA GAIN Report, n° E36108-07/14/2006 (en anglais seulement)
http://www.fas.usda.gov/gainfiles/200607/146208316.pdf
October 2006
Participation de l'UE au commerce mondial de volaille
Selon un nouvel article paru dans la presse sur le commerce de bétail sur pied à l'échelon mondial, le Brésil et la Thaïlande produisent 72 % des importations de volaille de l'UE, les importations ayant augmenté de 7,3 % par an depuis 1995. Les exportations de viande de volaille de l'UE ont constitué 80 % environ de la valeur du niveau d'importation atteint en 2004. En ce qui concerne les produits dérivés de viande de volaille, la balance commerciale de l'UE est passée d'un surplus de 220 millions d'euros environ à un déficit de 220 millions d'euros.
August 2006
Évaluation de l'OCM pour la viande de volaille
L'évaluation de l'OCM pour le secteur de la viande de volaille, des œufs et de la viande porcine réalisée par Agra CEAS Consulting a été publiée sur le site internet de la DG Agriculture. En ce qui concerne les secteurs ayant un impact sur les relations commerciales ACP-UE, l'évaluation conclut que les restitutions à l'exportation dans le secteur de la volaille sont désormais essentiellement utilisées par un pays pour maintenir sa position sur le marché spécifique des poulets congelés. Elle conclut également que les restitutions à l'exportation n'ont guère contribué à maintenir la stabilité du marché et à garantir des revenus équitables aux producteurs.
Par contraste, le rapport établit que la politique de l’UE en matière d’importation «a joué un rôle important dans le soutien de la préférence communautaire». Il conclut «qu’en l’absence d’une protection aux frontières, l’UE serait probablement passée du statut d’exportateur net à celui d’importateur net». Il note toutefois que les importations des pays tiers ont été effectuées en payant en totalité les droits tarifaires, ce qui indique que le niveau de protection a diminué. L’importance persistante de la protection à l’importation est mise en évidence en ce qui concerne la production de viande de volaille. L'évaluation conclut que l'impact de «l'utilisation de droits à l'importation et de restitutions à l'exportation a conduit à augmenter considérablement la production intérieure globale (offre) par rapport à ce qui se serait produit en leur absence». Par ailleurs, «les mesures de protection aux frontières ont permis de maintenir les prix et la production, et donc les revenus, à un niveau considérablement plus élevé que ce n’aurait été le cas en leur absence».
L'importance de la réforme du secteur des céréales en ce qui concerne la baisse du prix des aliments des volailles est mise en évidence, le pourcentage des aliments pour animaux étant en baisse dans le coût global.
La taille moyenne des unités de production de volaille de l'UE augmente à mesure que les producteurs tentent de tirer parti des économies d'échelle.
Les conclusions de l'évaluation sont les suivantes :
- «les restitutions à l’exportation et les droits tarifaires à l’importation ont amélioré la situation compétitive du secteur de la viande de volaille de l’UE sur le marché mondial» et renforcé «la position commerciale nette de l’UE»,
- «la suppression des restitutions à l’exportation et des droits à l’importation affaiblirait la situation compétitive globale de l’UE, puisque l’UE deviendrait un importateur net de viande de volaille, suite à l’afflux des importations»,
- «les normes de qualité de base se sont montrées utiles pour orienter la production vers une meilleure satisfaction des exigences des consommateurs».
Source d’information
Évaluation sur l'OCM pour le secteur de la viande de volaille, des œufs et de la viande porcine: partie de la synthèse consacrée à la viande de volaille
http://europa.eu.int/comm/agriculture/eval/reports/pig_poultry_egg/poult...
Chapitre consacré à la volaille (seulement en anglais)
http://europa.eu.int/comm/agriculture/eval/reports/pig_poultry_egg/3.pdf
May 2006
Mesures d'urgence envisagées
S'exprimant devant le Conseil «Agriculture» le 20 mars 2006, Mme Mariann Fischer Boel, membre de la Commission en charge de l'agriculture, a souligné l'impact de la grippe aviaire sur les prix qui sont sous pression ou ont fortement baissé. En réponse à cela, la CE a augmenté les restitutions à l'exportation pour la volaille. Toutefois, les effets de cette mesure ont été limités parce que plusieurs pays tiers ont introduit des restrictions sur les importations de l'UE. Elle a demandé une modification des outils légaux pour accroître l'efficacité des interventions de la CE, notamment en ce qui concerne les mesures spécifiques de soutien du marché suite aux restrictions vétérinaires. Ces mesures visent à s'attaquer au problème en amont, à réduire la capacité de production et à éviter des problèmes permanents en aval.
Source d’information
Discours de la commissaire Fischer Boel (SPEECH/06/183, 20 mars 2006) (seulement en anglais)
http://europa.eu.int/rapid/pressReleasesAction.do?reference=SPEECH/06/18...
May 2006
Mise à jour du département américain en charge de l'agriculture sur le secteur de la volaille (USDA)
L’USDA a prévu une forte hausse des échanges de viande rouge et de volaille en 2006 en dépit des épizooties. S'agissant des exportations de viande bovine, les projections des principaux négociants ont été revues à la baisse (moins de 7 millions de tonnes). Les exportations de viande de poulet devraient atteindre un niveau record de 8 millions de tonnes environ en 2006.
Source d’information
Prévisions de l'USDA (DL&P series, du 1er au 6 mars 2006) (seulement en anglais)
http://www.fas.usda.gov/dlp/circular/2006/06-03LP/cover.pdf
May 2006
Perspectives pour le secteur de la viande de volaille de l'UE
La mise à jour de décembre 2005 des Perspectives pour les marchés et revenus agricoles de l'UE pour la période 2005-2012 mentionne que la production de viande de volaille se relève progressivement après l'épidémie de GA qui a affecté les Pays-Bas en 2003. Les perspectives sont jugées positives à moyen terme, les consommateurs ayant une nette préférence pour la poitrine de poulet. La consommation par habitant devrait passer de 23 kilos par an en 2004 à 24 kilos par an en 2012. La consommation totale devrait passer de 10.488.000 tonnes en 2004 à 11.455.000 tonnes en 2012 (soit une augmentation de 9,2%).
La production devrait augmenter de 6% entre 2004 et 2012, la croissance étant la plus marquée dans l'UE à 10 (en hausse de 19% par rapport à 3,4% dans l'UE à 15) en raison de la baisse du prix des aliments pour animaux et des autres coûts de production. Les exportations de viande de volaille de l'UE devraient se stabiliser en raison de la forte concurrence exercée par le Brésil sur le marché mondial, notamment compte tenu des taux de change qui ne sont pas favorables (une baisse de 11,1% entre 2004 et 2008 et au-delà).
Les importations de viande de volaille devraient augmenter à long terme en raison de la décision de l'arbitre de l'OMC en ce qui concerne les droits de douane communautaires sur la viande de poulet partiellement transformée (hausse de 35,8% entre 2004 et 2012).
Tendances sur le marché de la viande de volaille dans l'UE à 25 (exprimées en tonnes)
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2004
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2006
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2008
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2010
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2012
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Production nette
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10.985.000
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11.148.000
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11.308.000
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11.511.000
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11.649.000
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Importations
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531.000
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655.000
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684.000
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705.000
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721.000
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Exportations
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1.029.000
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919.000
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915.000
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915.000
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915.000
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Consommation
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10.488.000
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10.855.000
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11.077.000
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11.302.000
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11.455.000
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Source d’information
Communiqué de presse concernant les perspectives et revenus agricoles de l'UE dans la période 2005 - 2012 (seulement en anglais)
http://europa.eu.int/comm/agriculture/publi/caprep/prospects2005b/index_...
Texte intégral des perspectives et revenus agricoles de l'UE dans la période 2005 - 2012 (seulement en anglais)
http://europa.eu.int/comm/agriculture/publi/caprep/prospects2005b/fullre...
Résumé des perspectives et revenus agricoles de l'UE dans la période 2005 - 2012 (seulement en anglais)
http://europa.eu.int/comm/agriculture/publi/caprep/prospects2005b/summar...
March 2006
Publication du rapport semestriel de l'USDA sur le secteur de la volaille de l'UE
Le rapport semestriel de l'USDA sur le secteur de la volaille de l'UE souligne les risques constitués par la grippe aviaire (GA) en ce qui concerne les perspectives d'avenir du secteur de la volaille de l'UE. Il souligne que la GA a provoqué une baisse temporaire de la consommation de viande de volaille qui a entraîné à son tour une baisse de prix (-10% dans les régions touchées). Selon les sources de l'UE, si l'épidémie se déclarait dans l'UE, le marché de la viande de volaille serait perturbé parce que la consommation chuterait et les exportations seraient interdites. Le rapport fait valoir que si l'UE parvient à éviter l'épidémie de GA, la production et la consommation de poulet à rôtir devraient augmenter légèrement, essentiellement dans les nouveaux Etats membres. Depuis 2005, les hausses de production dans les nouveaux Etats membres (NEM) ont contrebalancé les baisses de production enregistrées dans l'UE à 15, les importations devraient connaître une nouvelle hausse et les exportations devraient baisser en raison de la concurrence exercée par le Brésil et la Thaïlande sur les marchés d'exportation traditionnels de l'UE au Moyen-Orient. Le rapport note que les exportations de viande de volaille de l'UE ont baissé de 25% par rapport aux pics qui avaient précédemment été atteints (soit 740.000 tonnes).
Selon l'USDA, la CE, qui octroyait un soutien maximal aux exportations de viande de volaille grâce aux restitutions à l'exportation, a dû supprimer ces subventions pendant plusieurs semaines au mois de juin dans la campagne de commercialisation 2005 parce qu'elle avait atteint le plafond établi à l'OMC. La GA continue toutefois de constituer un risque : l'Italie possède des stocks de viande congelée à écouler sur le marché ; et l'UE a augmenté ses restitutions à l'exportation à raison de 0,10 centimes d'euros par kilo pour ce qui concerne les cuisses de poulet exportées vers le Moyen-Orient et la Russie.
Le rapport de l'USDA indique par ailleurs que la consommation interne de viande de volaille de l'UE augmente sensiblement parallèlement à la hausse démographique. En 2006, la production de poulet à rôtir de l'UE devrait connaître une légère hausse en raison de l'augmentation de la production en Pologne qui devrait plus que compenser la baisse de production en France. Les importations de viande de volaille de l'UE du Brésil et de la Thaïlande devraient poursuivre leur progression.
Source d’information
Rapport GAIN semestriel de l'USDA ( GAIN Report n° E36015-01/31/2006) (seulement en anglais)
http://www.fas.usda.gov/gainfiles/200601/146176703.pdf
March 2006
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Copyright 2004 Centre Technique de Coopération Agricole et Rurale ACP-UE |
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The trade in poultry parts, the residual by-products after the premium breast cuts have been sold in developed country markets, poses a major challenge to poultry producers across the ACP. A variety of policy responses have been adopted, ranging from the use of trade policy tools, such as applied tariff increases or the introduction of safeguard tariffs, to the establishment of financial support measures. (In the Dominican Republic this has included tariff rebates on raw materials and machinery, since these measures serve to keep consumer prices down while helping local producers).
Appropriate government policy responses will vary according to the specific national sector circumstances and the scale of the challenge from imports. There is however a general pressure on ACP governments to abandon the use of trade policy tools in favour of financial support instruments, or simply leave everything to the free market. However two points need to be borne in mind in the context of EU-ACP trade relations. Firstly, OECD economies such as the EU are only abandoning the use of trade policy measures when alternative policy tools to sustain domestic production are firmly in place. In the interim, managed trade remains a feature of the EU agricultural trade regime. Secondly, the scope for most ACP governments to establish financial support mechanisms is limited. Put simply, most ACP governments lack the financial means to finance farmer-support measures.
Looking beyond governments, it is recognised in some ACP regions that increased foreign competition is likely to be the norm in the poultry sector. In this context emphasis is being placed on:
* identifying the market components where imported products pose the greatest threat;
* mobilising investment to shift local production towards increasingly serving those market components where imported (mostly frozen) poultry parts pose less of a threat.
The design and implementation of such programmes however are likely to require public sector pump-priming support, to facilitate the necessary production and marketing adjustments, and may well require the use of trade policy measures in the interim to provide the commercial space for these production and marketing adjustments to be made.