Certains rapports de presse affirment qu’Illovo « prévoit de doubler ses exportations vers l’UE au cours des 4 à 5 prochaines années » grâce à l’octroi d’un accès en franchise de droits et de contingents. Des plans d’expansion de la production d’envergure sont en cours en Zambie, au Swaziland, au Mozambique et au Mali, et tous visent le marché de l’UE, à l’exception du Mali. La production du Groupe Illovo devrait augmenter de près de 200.000 tonnes pour atteindre 1,78 million de tonnes, alors que les exportations actuelles vers le marché de l’UE tournent autour des 150.000 à 160.000 tonnes. L’expansion d’Illovo est basée sur des prévisions de prix sur le marché mondial d’environ 20 US cents/livre pour les deux prochaines années, suivies d’un déclin sur les trois à cinq années suivantes à environ 15-16 c/livre. Illovo n’est pas la seule entreprise sucrière augmentant sa production : certains rapports de presse avancent que Tongaat Hulett a investi près d’US $47 millions au Mozambique pour développer 800.000 ha de terres pour la production de canne à sucre.
Au même moment, des rapports de presse basés sur une analyse de la J.P. Morgan signalent que les contrats à terme sur le sucre « pourraient chuter au début de 2010 » à peine à 15 c/livre en raison de « l’important excédent de la récolte actuelle du Brésil ». Les craintes suscitées par le volume important de la production de canne à sucre du Brésil devant encore être récolté doivent être pondérées par la mauvaise qualité probable de cette canne et de son utilisation subséquente pour la production d’éthanol principalement. Les conférenciers présents lors du dernier séminaire de l’OIS ont suggéré que « les prix des contrats à terme pour le sucre étaient susceptibles de rester élevés en raison des ratios stock/consommation traditionnellement bas, de la consommation soutenue et des risques de pénurie d’approvisionnement en Asie ». D’autres analystes suggèrent que les « contrats à terme sur le sucre brut pourraient remonter à 30-40 cents/livre au cours des 18 à 24 prochains mois » sous l’effet des pressions inflationnistes. Ces prévisions, toutefois, semblent plutôt irréalistes, SKIL faisant état d’une stabilisation au cours de ce dernier mois, les prix se négociant entre 22c/livre et 24c/livre. Au même moment, Kingsman prévoit une « transition d’une production déficitaire vers un léger excédent en 2010/11 ». La FAO note la croissance de la production de sucre africaine (+3,5%), avec une forte croissance de la production dans les PMA à destination du marché de l’UE au titre de l’initiative TSA.
Reuters, 25 novembre 2009
http://in.reuters.com/article/idINIndia-44202420091124
Reuters, 19 novembre 2009
http://www.flex-news-food.com/console/PageViewer.aspx?page=27044&str...
The East African, 30 novembre 2009
The East African - Sweet taste of success down South
Reuters, 27 novembre 2009
http://uk.mobile.reuters.com/mobile/m/FullArticle/eUK/CSASUK/nStocksNews...
SKIL, Dernières nouvelles du secteur, décembre 2009
http://www.sucrose.com/news.html
FAO, Food Outlook, analyse du marché et des perspectives de prix pour le sucre, décembre 2009
http://www.fao.org/docrep/012/ak341e/ak341e08.htm









Les prix élevés du sucre sur le marché mondial sont susceptibles de soutenir les prix du sucre dans l’UE et de minimiser l’impact de la réduction du prix du sucre de l’UE déterminé administrativement. L’incertitude des prix explique en partie pourquoi certains fournisseurs ACP continuent de satisfaire aux engagements d’approvisionnement avec l’UE malgré des prix régionaux pour le sucre plus élevés. Il est clair cependant que les accords de commercialisation pour le sucre ACP deviennent de plus en plus complexes. La manière dont les pays ACP exportateurs de sucre se positionneront au cours des prochaines années, en réponse aux changements en matière d’accès au marché qui se produisent dans l’UE, sera un facteur décisif de l’avenir à long terme des secteurs sucriers ACP individuels. L’alliance stratégique d’Illovo avec British Sugar (via Associated British Foods) et le partenariat stratégique établi entre le secteur sucrier mauricien et Nordzucker doivent être envisagés dans ce contexte.