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Développements et perspectives du marché du riz de l’UE

22 avril 2013

D’après le rapport « Prospects for agricultural markets and income in the EU 2012-2020 » publié en décembre 2012, la consommation de riz européenne devrait poursuivre sa courbe ascendante, augmentant de façon constante à 3,2 millions de tonnes en 2022, contre 2,6 millions de tonnes en 2011 (+ 23 %). Toutefois, à rendements constants, la production de riz de l’UE devait se stabiliser à environ 1,7 million de tonnes avant d’augmenter de manière marginale en 2019 à 1,8 million de tonnes.

Les importations de riz de l’UE devraient par conséquent augmenter de 50 % d’ici 2022, passant de 1 à 1,5 million de tonnes, tandis que les exportations devraient rester aux environs de 100 000 tonnes jusqu’en 2015, après quoi elles devraient croître à 200 000 tonnes. Les stocks finaux de 500 000 tonnes jusqu’en 2018 devraient ensuite décliner à 400 000 tonnes à partir de 2019. Le ratio d’autosuffisance en riz de l’UE devrait chuter de 79,2 % en 2009 à 56,3 % en 2022.

Le secteur du riz en Italie et en Espagne (50 % et 30 % respectivement de la production de l’UE) ne devrait pas être affecté par le processus de réforme de la PAC en cours, étant donné les méthodes de production très spécifiques utilisées et les variétés de riz cultivées dans l’UE.

Riz : production, consommation, importations, exportations et stocks finaux de l’UE (en millions de tonnes, équivalent riz blanchi)

  Production Consommation Importations Exportations Stocks finaux
2009 1,9 2,4 0.9 0,2 0,5
2010 1,8 2,6 1,0 0,2 0,5
2011 1,7 2,6 1,0 0,2 0,5
2012 1,7 2,6 1,1 0,1 0,5
2013 1,7 2,7 1,1 0,1 0,5
2014 1,7 2,7 1,1 0,1 0,5
2015 1,7 2,8 1,2 0,1 0,5
2016 1,7 2,8 1,2 0,1 0,5
2017 1,7 2,9 1,3 0,2 0,5
2018 1,7 2,9 1,3 0,2 0,5
2019 1,8 3,0 1,4 0,2 0,4
2020 1,8 3,1 1,4 0,2 0,4
2021 1,8 3,1 1,5 0,2 0,4
2022 1,8 3,2 1,5 0,2 0,4

Source : CE « Prospects for agricultural markets… », décembre 2012, tableau 7.9, « Rice balance sheet in the EU, 2009-2022 ».

Un aperçu plus détaillé des tendances du secteur rizicole de l’UE est fourni par les statistiques mises à jour par la CE le 25 janvier 2013. Au sein de l’UE, depuis la campagne 2008/09, le riz japonica représentait entre 61 et 64 % de la production totale de riz de l’UE, les importations de riz japonica ne représentant plus qu’entre 6 et 7,6 % de la production intérieure de riz japonica de l’UE.

Les importations de riz concernent principalement le riz indica (entre 91 et 93 % du riz importé), la croissance des importations étant concentrée sur cette variété. Les importations de riz indica atteignent entre 114 et 138 % de la production intérieure de riz indica de l’UE.

Depuis 2009/10, la production de l’UE de riz japonica a dépassé la demande intérieure de l’UE, générant des volumes plus importants d’exportations européennes de riz japonica, qui ont culminé à 183 000 tonnes en 2010/11.

En 2012/13, l’importance du riz japonica par rapport à la production totale de l’UE devrait encore croître à 69 % de la production totale de riz de l’UE, les importations s’élevant à 60 000 tonnes seulement et les exportations à 140 000 tonnes. 

Commentaire éditorial

L’augmentation des importations de riz de l’UE ouvre de nouvelles opportunités commerciales pour les exportateurs compétitifs de riz, mais cela a peu de chances de profiter aux exportateurs ACP (traditionnellement le Guyana et le Suriname), qui ont connu des prix d’importation du riz sur le marché de l’UE sensiblement inférieurs aux niveaux d’avant réforme. D’un point de vue ACP, l’aspect le plus important du régime du secteur rizicole de l’UE est le cadre politique établi pour soutenir la production de riz intérieure à l’heure d’une hausse de la demande des consommateurs et des importations.

Ceci pourrait revêtir une importance considérable dans des pays tels que le Nigeria, où des efforts sont actuellement consentis pour stimuler la production intérieure, à la lumière de la hausse de la demande des consommateurs et des niveaux accrus des importations, qui font souvent l’objet d’une contrebande à travers les frontières du Bénin voisin.

L’UE possède un système sophistiqué de contingents tarifaires pour différentes variétés de riz, qui sont protégées par des droits de douane consolidés relativement élevés. Les droits de douane prélevés sur le riz décortiqué et le riz blanchi ou semi-blanchi peuvent être modifiés deux fois par an, au début de la campagne de commercialisation et à mi-parcours. Ceci dépend des quantités importées durant le semestre précédent (sur la base des licences délivrées), pour lequel des niveaux de référence sont établis pour divers importateurs (voir Rapport spécial Agritrade «  Rapport à la une : La boîte à outils de la politique agricole européenne... », 13 décembre 2011).

Ceci permet à l’UE de gérer son marché en soutenant la production intérieure, tout en autorisant l’augmentation des importations proportionnellement à la hausse de la demande des consommateurs. Lorsque la demande des consommateurs diminue, comme en 2011/12, ce sont les importations qui supportent le fardeau de l’ajustement, pas la production intérieure.

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