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Examen annuel de la politique de l’UE en matière de biocarburants par l’USDA

06 août 2009

L’USDA a publié son examen annuel de la politique de l’UE en matière de biocarburants. L’examen souligne que le « marché européen des biocarburants dépend largement des mandats de consommation et des incitants, […] notamment des incitants fiscaux, des mandats et des pénalités ». Bien qu’un intérêt politique considérable soit accordé au développement des biocarburants de deuxième et de troisième génération, l’USDA est d’avis que ces technologies sont toujours « naissantes et qu’elles prendront quelques années avant d’atteindre un volume significatif ». L’USDA note que la CE propose une « approche équilibrée à la production et à l’importation de biocarburants » (70% de production nationale et 30% d’importation de matières premières) sur la base d’un « critère de durabilité » transparent. Au sein de l’UE, pour que les biocarburants soient éligibles au soutien et soient comptabilisés dans les objectifs de réduction des émissions de gaz à effet de serre, les critères de durabilité doivent être satisfaits. Ceux-ci prévoient de réduire les émissions de gaz à effet de serre d’au moins 35%, à compter de l’automne 2010 (et d’augmenter par la suite l’objectif de réduction à 50% à compter de 2017). Les carburants de deuxième génération utilisant des matières ligno-cellulosiques, des matières cellulosiques non alimentaires, des déchets et des résidus font l’objet d’un double comptage.

Des critères de durabilité s’appliqueront également aux importations de biocarburants, des dispositions étant également prises sur la manière dont les matières premières pour la production de bioéthanol ne devraient pas être produites. Les critères de durabilité à appliquer aux importations sont toujours en cours d’élaboration, et certains craignent que les systèmes développés ne soient utilisés pour protéger les producteurs européens. D’après l’analyse de l’USDA, la betterave sucrière présente un des taux les plus élevés de réduction des gaz à effet de serre parmi les matières premières actuellement utilisées dans l’industrie des biocarburants.

L’analyse de l’USDA note que « bien que l’usage des biocarburants soit en hausse, il n’est pas prévu que l’UE atteigne son objectif de 5,75% de carburant pour les transports routiers d’ici 2010 ». Cette situation s’explique par une contraction de la rentabilité du secteur des biocarburants, au départ en raison d’une « hausse des coûts des matières premières et des importations concurrentielles », mais depuis l’été 2008, en conséquence du déclin des prix des carburants fossiles et des changements de la politique allemande en matière de biocarburants. En outre, les « importations de biodiesel ont augmenté plus fortement que prévu » alors que la production de bioéthanol à partir de la betterave sucrière a également augmenté plus rapidement que prévu, les prix du sucre n’ayant pas augmenté dans les mêmes proportions que les prix des autres cultures arables au cours de l’année 2008. D’après l’analyse de l’USDA, « en 2010, la production de l’UE ainsi que les importations de biodiesel et de bioéthanol devraient poursuivre leur courbe ascendante », conformément aux mandats existants pour les biocarburants, qui incluent maintenant les « objectifs de biocarburants pour 2020 spécifiés dans le paquet Énergie et changement climatique adopté le 6 avril 2009 ».

Au même moment, des sources du secteur indiquent que l’industrie européenne de l’éthanol a été davantage affectée par le « débat aliments-carburant » que par les conséquences de la crise financière. Au Brésil, en revanche, la crise financière a mis un frein aux investissements dans le secteur de l’éthanol. Avec l’ouverture prochaine de nouvelles usines, le Secrétaire général de l’Association européenne de carburant bioéthanol, Rob Vierhout, affirme que dans l’UE, « l’offre locale sera plus que suffisante pour répondre à la demande locale ». Les importations européennes d’éthanol en provenance du Brésil devraient chuter d’un tiers pour atteindre 1 milliard de litres, comparé à 1,5 milliard en 2008 ». D’après Vierhout, « il y a tout simplement trop d’éthanol en Europe », les grandes entreprises pétrolières vendant leurs produits à des « prix très, très bas », qui ne seront pas en mesure de couvrir leurs coûts. La demande future pour l’éthanol sera fortement influencée par les prix du pétrole, qui devront se situer à US$100 le baril pour rendre la production d’éthanol à nouveau attractive.

meanwhile indicate that the EU ethanol industry has been worse affected by the ‘food–fuel debate’ than by the consequences of the financial crisis. This is in contrast to Brazil, where the financial crisis has halted investments in new ethanol capacity. With new plants coming on line, the General Secretary of the European Bio-ethanol Fuel Association, Rob Vierhout, argues that in the EU ‘local supplies will be more than enough to address the local demand’. EU imports of ethanol from Brazil are expected to drop by a third to ‘around 1 billion litres, compared with 1.5 billion in 2008’. According to Vierhout, ‘there’s simply too much ethanol around in Europe’, with even major oil companies now selling supplies at ‘very, very low prices’ which are unlikely to be covering their costs. Future demand for ethanol will be critically influenced by the oil price, with US$100 a barrel needed to make ethanol production once more an attractive proposition.

L’USDA a publié son examen annuel de la politique de l’UE en matière de biocarburants. L’examen souligne que le « marché européen des biocarburants dépend largement des mandats de consommation et des incitants, […] notamment des incitants fiscaux, des mandats et des pénalités ». Bien qu’un intérêt politique considérable soit accordé au développement des biocarburants de deuxième et de troisième génération, l’USDA est d’avis que ces technologies sont toujours « naissantes et qu’elles prendront quelques années avant d’atteindre un volume significatif ». L’USDA note que la CE propose une « approche équilibrée à la production et à l’importation de biocarburants » (70% de production nationale et 30% d’importation de matières premières) sur la base d’un « critère de durabilité » transparent. Au sein de l’UE, pour que les biocarburants soient éligibles au soutien et soient comptabilisés dans les objectifs de réduction des émissions de gaz à effet de serre, les critères de durabilité doivent être satisfaits. Ceux-ci prévoient de réduire les émissions de gaz à effet de serre d’au moins 35%, à compter de l’automne 2010 (et d’augmenter par la suite l’objectif de réduction à 50% à compter de 2017). Les carburants de deuxième génération utilisant des matières ligno-cellulosiques, des matières cellulosiques non alimentaires, des déchets et des résidus font l’objet d’un double comptage.

Des critères de durabilité s’appliqueront également aux importations de biocarburants, des dispositions étant également prises sur la manière dont les matières premières pour la production de bioéthanol ne devraient pas être produites. Les critères de durabilité à appliquer aux importations sont toujours en cours d’élaboration, et certains craignent que les systèmes développés ne soient utilisés pour protéger les producteurs européens. D’après l’analyse de l’USDA, la betterave sucrière présente un des taux les plus élevés de réduction des gaz à effet de serre parmi les matières premières actuellement utilisées dans l’industrie des biocarburants.

L’analyse de l’USDA note que « bien que l’usage des biocarburants soit en hausse, il n’est pas prévu que l’UE atteigne son objectif de 5,75% de carburant pour les transports routiers d’ici 2010 ». Cette situation s’explique par une contraction de la rentabilité du secteur des biocarburants, au départ en raison d’une « hausse des coûts des matières premières et des importations concurrentielles », mais depuis l’été 2008, en conséquence du déclin des prix des carburants fossiles et des changements de la politique allemande en matière de biocarburants. En outre, les « importations de biodiesel ont augmenté plus fortement que prévu » alors que la production de bioéthanol à partir de la betterave sucrière a également augmenté plus rapidement que prévu, les prix du sucre n’ayant pas augmenté dans les mêmes proportions que les prix des autres cultures arables au cours de l’année 2008. D’après l’analyse de l’USDA, « en 2010, la production de l’UE ainsi que les importations de biodiesel et de bioéthanol devraient poursuivre leur courbe ascendante », conformément aux mandats existants pour les biocarburants, qui incluent maintenant les « objectifs de biocarburants pour 2020 spécifiés dans le paquet Énergie et changement climatique adopté le 6 avril 2009 ».

Au même moment, des sources du secteur indiquent que l’industrie européenne de l’éthanol a été davantage affectée par le « débat aliments-carburant » que par les conséquences de la crise financière. Au Brésil, en revanche, la crise financière a mis un frein aux investissements dans le secteur de l’éthanol. Avec l’ouverture prochaine de nouvelles usines, le Secrétaire général de l’Association européenne de carburant bioéthanol, Rob Vierhout, affirme que dans l’UE, « l’offre locale sera plus que suffisante pour répondre à la demande locale ». Les importations européennes d’éthanol en provenance du Brésil devraient chuter d’un tiers pour atteindre 1 milliard de litres, comparé à 1,5 milliard en 2008 ». D’après Vierhout, « il y a tout simplement trop d’éthanol en Europe », les grandes entreprises pétrolières vendant leurs produits à des « prix très, très bas », qui ne seront pas en mesure de couvrir leurs coûts. La demande future pour l’éthanol sera fortement influencée par les prix du pétrole, qui devront se situer à US$100 le baril pour rendre la production d’éthanol à nouveau attractive.

Commentaire éditorial

Il convient de noter la dépendance du développement du marché des biocarburants de l’UE vis-à-vis des positions politiques adoptées et maintenues par les gouvernements de l’UE dans le cadre de la politique globale basée sur des « objectifs cibles ». C’est dans ce cadre que les « forces du marché » entrent en jeu. Étant donné l’importance des mesures politiques intérieures, cela implique que les importations en provenance des pays tiers auraient tendance à faire les frais des ajustements du marché. Aussi, bien que certaines opportunités d’exportation puissent se présenter à court terme pour les fournisseurs de biocarburants ACP, il y a peu de chances que celles-ci soient durables, en particulier avec le durcissement des objectifs de réduction des émissions de gaz à effet de serre, ceci malgré le niveau élevé d’émissions de gaz à effet de serre enregistré par l’éthanol produit à partir de la canne à sucre. Dans ce contexte, le principal impact sur les secteurs sucriers ACP est susceptible de porter sur la capacité du marché des biocarburants de l’UE à absorber la production de betterave sucrière hors quota, et à plus long terme sur sa capacité à constituer un marché commercialement attractif pour la betterave sucrière produite dans le cadre du régime sucrier de l’UE sans contingents. Le secteur des biocarburants pourrait potentiellement jouer un rôle important en maintenant le marché sucrier de l’UE équilibré durant la transition vers un régime non basé sur les quotas, en réduisant les pressions exercées pour un cycle supplémentaire de réduction des prix.

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