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Les mesures d’économie du gouvernement britannique pourraient augmenter les coûts des importations horticoles

07 janvier 2012

À la fin du mois de novembre, le Fresh Produce Consortium (FPC) du Royaume-Uni a déclaré que « les producteurs et importateurs britanniques seront durement touchés par des augmentations importantes des charges légales liées aux inspections sanitaires des plantes pour les produits frais et les fleurs coupées ». D’après le FPC, les changements proposés impliquent :

  • « les frais d’inspection phytosanitaire des importations : augmentation de 458 % pour les contôles sanitaires des plantes ;
  • les frais de passeport pour les plantes : augmentation de 111 % pour les inspections ;
  • les licences et services relatifs à la santé des plantes : augmentation de 113-312 % des frais ;
  • la certification des semences de pomme de terre : augmentation de 103 % des frais ;
  • les services d’importation pour les pommes de terre en provenance d’Égypte : augmentation de 268 % ».

D’après le FPC, cela pourrait engendrer des augmentations de prix de 1,9 % pour le consommateur « sans le moindre bénéfice » (les hausses des coûts s’agissant des importations seraient proportionnellement plus élevées).

Le FPC affirme que les « problèmes sanitaires dus aux produits frais sont minimes ; représentant à peine moins d’un pour cent de tous les lots ». En outre, « à peine 5 pays étaient responsables de 77 % des problèmes liés aux produits frais et aux fleurs coupées, et 86 % des interceptions portaient sur 4 produits à peine ». Le FPC a appelé à un meilleur ciblage des inspections dans des régions où il existe de véritables problèmes sanitaires pour les plantes », de façon à éviter d’importantes augmentations des coûts.

Le FPC a également appelé à un déploiement plus efficace des ressources humaines des services d’inspection pour « mieux cibler les ressources afin de résoudre les problèmes en mettant l’accent sur les contrevenants et en engageant un dialogue avec ces pays ». Le FPC affirme qu’il conviendrait d’utiliser davantage le système « Assured Trader Scheme [système de négociants certifiés] qui reconnaît les normes élevées appliquées par des négociants réputés ».

Cela doit être envisagé dans le contexte des efforts plus vastes du gouvernement pour promouvoir « une récupération totale des coûts » pour les services fournis par les autorités britanniques d’inspection des conditions SPS et de la sécurité alimentaire.

Commentaire éditorial

Les questions soulevées par le Fresh Produce Consortium du Royaume-Uni offrent un exemple de la manière dont les politiques macro-économiques au sens large dans l’UE peuvent avoir un impact néfaste sur l’environnement commercial pour les exportations horticoles et floricoles des ACP. Ces exportations sont déjà susceptibles d’être affectées par le ralentissement économique (puisque la demande des consommateurs diminue et que les prix sont mis sous pression), la hausse des coûts d’inspection étant susceptible de venir s’ajouter aux défis commerciaux qui se posent aux exportateurs ACP.

Bien que les fournisseurs bien établis soient en mesure d’absorber la hausse des charges, les nouveaux venus, avec de faibles volumes d’exportation initiaux, sont susceptibles de faire face à des problèmes plus sérieux. Les nouveaux exportateurs horticoles des PMA pourraient être sérieusement affectés.

Dans ce contexte, l’utilisation de l’« aide pour le commerce » pour compenser une partie des coûts d’inspection encourus pendant que les nouveaux exportateurs se construisent une réputation (ce qui réduit la fréquence des inspections requises) pourrait être fort utile. De la même manière, une coordination plus étroite des systèmes du secteur privé et des exigences d’inspection du secteur public pourrait également contribuer à réduire la fréquence et l’intensité des inspections pour certains exportateurs établis, sans porter préjudice d’une quelconque manière aux contrôles SPS et de sécurité des denrées alimentaires.

Étant donné les défis en matière fiscale rencontrés dans l’UE, la promotion d’une collaboration plus efficace entre le secteur privé et public pour garantir une conformité aux normes SPS et de sécurité alimentaire semble être un domaine capital d’action rapide. Cela implique de promouvoir une collaboration plus étroite avec les organes concernés du secteur public et privé dans les pays ACP. Ces initiatives pourraient contribuer à réduire les coûts des inspections supportés par les exportateurs ACP.

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