CTA
Petite police
Polic moyenne
Grande police
English |
Passer à l'anglais
Français
Passer au français
Filtrer par Questions pêche
Régions
Type de publication
Filtrer par date

L’AIPCE publie son étude Finfish 2013

26 janvier 2014

L’Association européenne des négociants et transformateurs de poisson (AIPCE–CEP) a publié son rapport annuel Finfish en décembre 2013. Il montre que l’offre totale de poissons vers l’UE en 2012 a baissé de 3 %, pour atteindre 13,7 millions de tonnes. La consommation de poisson a chuté de près de 4 % en 2012, enregistrant son niveau le plus bas depuis la formation de l’UE25. Les exportations ont baissé de 13,7 % pour atteindre 1,870 million de tonnes. La dépendance à l’égard des importations de poissons est restée stable, à un peu plus de 64 % (8,8 millions de tonnes).

L’AIPCE avertit que la concurrence pour le poisson et les produits de la mer est maintenant mondiale. Les marchés tels que la Chine continuent de se développer et exportent moins en raison d’une demande interne croissante. Les nouveaux marchés, tels que le Brésil, ne sont pas encore totalement développés : « à long terme, nous devons garder à l’esprit que l’amélioration des revenus et du niveau de vie dans ces pays débouchera très probablement sur une consommation de poisson plus importante et la concurrence pour le poisson s’intensifiera à mesure que les bons produits s’établiront dans ces marchés ».

Le thon est devenu une des principales espèces consommées et le cabillaud reste le poisson blanc préféré. Il apparaît qu’une part importante du thon est capturée par les navires de l’UE débarquant le thon pour transformation et mise en conserve dans les unités de transformation locales des pays tiers avant que les produits ne soient exportés vers l’UE. Les conserveries de l’UE (principalement l’Espagne et l’Italie) dépendent de plus en plus des importations de thon surgelé (entier et en filets) en tant que matière première.

Le rapport conclut que les « importations sont le pilier de l’industrie européenne de la transformation. Dans le contexte d’un environnement réglementaire complexe (…) un marché florissant pour le poisson et les produits de la mer dans l’UE est mieux desservi par un secteur de la pêche dynamique et durable dans l’UE et autorisant en parallèle l’utilisation de ressources bien gérées d’un peu partout dans le monde ». 

Commentaire éditorial

L’étude annuelle de l’AIPCE offre des informations utiles et une analyse très pertinente aux pays ACP de la situation des marchés du poisson et du commerce du poisson en Europe, ainsi que des problèmes qui vont se poser. Récemment, la question de l’émergence de nouveaux marchés (tels que le Brésil) et de la demande interne croissante en Chine a été soulevée. Les pays ACP devraient analyser les possibilités de tirer profit des marchés émergents et de diversifier leurs clients, qui, à l’instar de la Chine, peuvent fournir non seulement de nouveaux marchés mais également de nouvelles sources de financements et de technologies. Certains pays émergents (tels que la Chine et la Corée) font pression pour avoir accès aux pays ACP riches en ressources halieutiques. Les pays ACP pourraient alors être placés dans une situation difficile, les concessions commerciales pour un tel accès pouvant être éventuellement liées à l’octroi d’un accès à ces flottes de pêche des économies émergentes.

Sur ces dix dernières années, les pays ACP exportateurs de poisson ont considérablement investi dans les systèmes de production de poisson, afin de pouvoir satisfaire aux normes de plus en plus strictes (SPS, INN, etc.) de leur principal client – l’UE. Les pays ACP devraient capitaliser sur ces systèmes et examiner comment desservir le plus haut segment du marché du poisson des économies émergentes et leur classe moyenne en plein essor, sans miner la durabilité des ressources. Le ciblage des marchés émergents étrangers devrait être complété par le développement de marchés du poisson ACP régionaux, qui représentent une autre opportunité importante de diversification. Une meilleure intégration régionale contribuera également à renforcer la voix des ACP au sein de l’OMC, où des sujets tels que les préférences commerciales font l’objet d’un débat avec les partenaires actuels et ceux des économies émergentes. 

Commenter

Termes et conditions