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Reprise des négociations pour le nouvel accord UE-Maroc

04 janvier 2013

Après la visite de la commissaire européenne en charge de la pêche Maria Damanaki à Rabat en avril 2012, les négociations formelles pour un nouveau protocole de pêche avec le Maroc ont repris. La commissaire a insisté sur le fait que ce qui était nécessaire était « un partenariat renouvelé conforme aux objectifs de la dimension externe de la PCP réformée et assurant un maximum de bénéfices aux deux parties ». 

En décembre 2011, la discussion avait débouché sur une impasse après le rejet par le Parlement européen de la proposition d’un protocole sur la question controversée de la couverture, par l’accord, des eaux du Sahara occidental.

Des articles de presse soulignent que le Maroc n’est pas intéressé par un accord « classique », dans lequel les ressources halieutiques sont « exploitées puis exportées sous forme brute ». Le Maroc demande à son partenaire européen de promouvoir les investissements créant de l’emploi au niveau local, et de participer au développement de l’industrie de la pêche au Maroc. D’après les spécialistes du secteur cités dans la presse, « le pays n’a rien à perdre si l’accord n’est pas renouvelé ».

Commentaire éditorial

Les intérêts, apparemment invoqués par les autorités marocaines, d’aller au-delà d’un accord classique basé sur la négociation des possibilités de pêche et une contribution financière, trouvent un écho dans les discussions actuelles de l’UE sur la pertinence et la manière d’inclure les investissements dans le cadre de partenariats futurs. La promotion des investissements privés et d’entreprises conjointes au travers d’accords bilatéraux n’est pas une idée nouvelle – cela a été tenté à de nombreuses reprises au cours de ces deux dernières décennies. L’expérience montre que bon nombre de ces tentatives ont échoué principalement parce que les conditions de ces investissements n’étaient pas propices à la création de pêcheries durables (par exemple, l’absence de règles adéquates de protection des investissements, une gestion laxiste des pêcheries, etc.). S’il existe une volonté politique commune entre l’UE et les pays tiers – comme le Maroc et certains pays ACP – de revoir cette possibilité, il sera nécessaire de considérer la bonne gouvernance en tant qu’ingrédient indispensable pour promouvoir l’investissement durable dans les pêcheries.

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